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La musique permet de réfléchir pour agir {id_article}

Article AGORA VOX
mardi 16 juillet 2013 par Matthieu GIROUX

La musique telle qu’elle est diffusée permet d’avoir des émotions, mais pas de réfléchir pour agir. Cette approche musicale visant à se transformer n’est non seulement pas comprise, mais a été refoulée par l’oligarchie très souvent.

Bach a composé des musiques permettant d’apprendre à ses élèves. Ses compositions dans le domaine public sont par exemple la Toccata et fugue en ré mineur ou l’Allegro moderato en sol majeur. Sa musique utilisait des dissonances autour de voix, pouvant en étant dissociées ressembler à du jazz bœuf. Le jazz bœuf est un ensemble d’envolées musicales.

Les dissonances sont des notes proches jouées en même temps. Pour Bach et Mozart, et d’autres compositeurs orientés par l’amour de l’humanité, les dissonances ont une très grandes importances : Elles engagent la réflexion. Les fausses notes elles ne s’oublient pas. D’ailleurs certains professeurs de musique vont diront qu’il faut les éviter à tout pris. Les dissonances sont proches des fausses notes et ne s’oublient pas s’il y a de l’harmonie amenant l’envie de penser à quelque chose, un rythme suffisant engageant les voix, ou bien un certain instrument ou un chœur autour. Chez Bach et Mozart les dissonances sont en grande partie un point sur une partition engageant la réflexion. Ne cherchez pas qu’à écouter. Cherchez à vous épanouir.

Par ailleurs quand vous entendez certaines notes vous souhaitez une fin. C’est instinctif. Si vous arrêtez la gamme de do au si vous attendez une fin, avec le la vous vous impatientez. On peut jouer ainsi pour faire tenir l’haleine de l’auditeur. On peut alors comprendre que l’Ave Verum de Mozart, réflexion sur la mort de Jésus, puisse inspirer les films d’action, où un acteur agonise longtemps. L’Ave verum de Mozart met par contre en valeur, par la musique, la notion d’éternité donc de beauté, en nous faisant réfléchir avec des dissonances entre les chœurs en plus.

Cette création musicale n’est possible qu’en ayant la foi et un esprit scientifique, amenant la réflexion chez les autres. L’esprit scientifique en question c’est la réflexion platonique visant à vérifier des hypothèses par expérience pour créer une hypothèse supérieure aux autres. C’est ce que peut créer l’Ave Verum de Mozart, si l’on souhaite réfléchir, ce que veut Mozart.

Comment est-il possible d’engager une réflexion ?

Les voix sont des reflets d’une situation, souvent dans la nature ou l’humain, nous faisant penser :

  • À une progression car la complexité de la partition s’intensifie ou évolue.
  • À un ensemble d’interactions entre les voix portant à la réflexion.
  • À une plénitude en cours d’acquisition si les voix deviennent graves ou s’allongent.

La création et l’enseignement sont sur ou sont les limites de l’humain. Si on s’intéresse à comprendre comment les compositeurs créent une partition le mieux pour les comprendre est de faire comme eux, en apprenant d’abord à comprendre comment sont construites les partitions nous faisant évoluer, pour ensuite faire comprendre comment on ressent les éléments, afin de faire réfléchir sur nos limites, puis celles de notre société.

L’écriture est centrale dans toute activité de création, car elle permet de comprendre où l’on veut aller. La poésie est nécessaire avant tout début de création, car elle permet de comprendre ses sens afin d’élever son esprit vers le beau, vers l’éternité. Quelqu’un qui ne fait que profiter du beau et de l’éternité d’une réflexion humaine, sans essayer de la créer, ne peut que s’adapter à cette beauté sans agir pour créer la beauté d’une situation humaine. Il voudra alors retourner vers la société de consommation pour profiter sans agir sur les autres.

Sources


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